On n'est pas marié avec sa boite
Aujourd'hui j'ai passé trente minutes à expliquer à la numéro deux de Rüdtligen, que l'annonce de son cancer de l'utérus, ainsi que son traitement, avait l'absolue priorité sur tout le reste. Je l'ai suppliée de rappeler son médecin pour replanifier au plus tôt son opération, qu'elle avait reculée après les vacances du directeur du site.
Elle devait comprendre que cette décision de ma part était autant pour moi que pour elle. Jamais je ne pourrais vivre avec l'annonce de complications tout en sachant qu'elle a fait passer son travail avant sa santé. Son travail qui est de me rendre des comptes, d'atteindre ses objectifs que j'ai fixés et d'améliorer la situation chaotique dans laquelle je l'ai mise. Je me voyais déjà démissionner et rentrer en retraite silencieuse pour un temps non défini suite à l'annonce de l'incurabilité de sa maladie, après qu'elle ait attendue sagement le retour de son chef.